Le 10 juin 1990 a lieu l'élection du Conseil national transitoire, organe consultatif destiné à remplacer l'Assemblée nationale dissoute en 1986. La répression du mouvement en faveur du rétablissement de la démocratie s'est accrue dans les mois précédant l'élection.
Le 4 mars 1991, Cheikh Saad al-Abdallah al-Salem al-Sabah, prince héritier et Premier ministre, exilé en Arabie Saoudite depuis le début de l'invasion irakienne, regagne l'émirat. Saccagé, pillé et désorganisé, le pays ne dispose plus ni d'eau, ni d'électricité, ni de télécommunications. Incendiés par les Irakiens, la plupart des puits de pétrole brûlent toujours en dégageant un épais nuage polluant. Tandis que les présumés « collaborateurs » de l'occupant, notamment des Palestiniens, font l'objet de représailles, des voix s'élèvent pour critiquer l'inaction et l'incompétence du gouvernement, réclamer l'instauration de la démocratie et dénoncer de prétendus complots destinés à éliminer toute opposition au pouvoir absolu de la famille régnante des Sabah. Le 7, Cheikh Saad promet […]
