3. Relations internationales
Le 2 août 1990, des troupes irakiennes, qui avaient été massées à la frontière depuis le 24 juillet, envahissent le Koweït et occupent la capitale sans rencontrer beaucoup de résistance : la supériorité militaire irakienne est écrasante. L'émir Cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah se réfugie en Arabie Saoudite. Le Conseil de sécurité de l'O.N.U. demande le « retrait immédiat et inconditionnel » des forces irakiennes. Le 6, il adopte une résolution qui instaure le boycottage commercial, financier et militaire de l'Irak. Le 8, Bagdad annonce la « fusion totale et irréversible » de l'Irak et du Koweït. Le 29 novembre, le Conseil de sécurité adopte la résolution 678 qui autorise les États membres à « user de tous les moyens nécessaires » après le 15 janvier pour faire respecter les onze précédentes résolutions relatives à la crise du Golfe.
Le 17 janvier 1991, la coalition anti-irakienne engage l'opération Tempête du désert, pour libérer le Koweït. Des objectifs militaires irakiens et koweïtiens sont la cible d'intenses bombardements. Le 24 février, le président américain George Bush annonce le déclenchement de l'offensive terrestre. Le 27, après avoir libéré la moitié du territoire koweïtien, les forces coalisées pénètrent dans Koweït, abandonnée par les Irakiens. George Bush annonce la « suspension des actions offensives » à partir du 28. Un cessez-le-feu provisoire s'établit sur le terrain. Le 3 avril, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte la résolution 687 qui fixe les conditions d'un cessez-le-feu définitif dans le Golfe. Bagdad devra notamment payer des dommages de guerre au Koweït.
Du 10 au 13 janvier 1993, des soldats irakiens effectuent une série d'incursions en territoire koweïtien afin de récupérer des armes dissimulées lors de la guerre du Golfe. Le 13, George Bush annonce l'envoi au Koweït de 1 250 hommes afin de repousser toute nouvelle incursion irakienne.
Le 19 septembre, le Koweït se rallie à l'accord de paix israélo-palestinien signé le 13 à Washington.
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