Homme politique germanophone, né le 6 mai 1898 à Maffersdorf bei Reichenberg, dans les Sudètes en Bohême (Autriche-Hongrie, auj. Vratislavice nad Nisou, près de Liberec, en Rép. tchèque), mort le 10 mai 1945 à Plzeň (auj. Rép. tchèque).
Konrad Henlein, après des études de commerce, est employé de banque puis professeur de gymnastique. Il est responsable du Deutsche Turnbewegung (mouvement de gymnastique allemand) de 1923 à 1933 en Tchécoslovaquie et leader du Front patriotique des Sudètes (Sudetendeutsche Heimafront), crée en 1933, rebaptisé parti allemand des Sudètes (Sudetendeutsche Partei) en 1935 et qui devient, cette année-là, la deuxième formation au parlement tchèque. Le 24 avril 1938, il demande en vain l'autonomie des Sudètes. Il rend visite à Hitler le 1er septembre de la même année et, deux semaines plus tard, présente un ultimatum au gouvernement tchèque pour que ce dernier abroge la loi martiale déclarée en raison des troubles suscités sur le territoire. Alors que Prague ignore l'ultimatum, Henlein publie une proclamation dans laquelle il exige que les Sudètes soient rattachés à l'Allemagne. Le gouvernement suspend alors son parti pour trahison. Henlein s'enfuit en Allemagne pour échapper à une arrestation et crée un corps franc qui provoque des incidents à la frontière alors que la crise germano-tchèque arrive à son paroxysme. Le 1er octobre 1938, après la conférence de Munich qui a cédé les Sudètes à l'Allemagne, Henlein est nommé Reichskommissar (commissaire du gouvernement allemand) pour le territoire, dont il sera plus tard Gauleiter et Reichsstatthalter. À la fin de la guerre, il se suicide alors qu'il est prisonnier des Américains.
Universalis
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