1. Auteur
À l'époque du roi Salomon et du premier Temple de Jérusalem, le grand prêtre effectue les sacrifices en récitant des prières tandis qu'un chœur de chanteurs, les lévites, contribue à sacraliser ces actes rituels. Mais les synagogues, qui apparaissent peut-être au IIIe siècle avant J.-C., ne possèdent pas d'autel sacrificiel, et le chant va progressivement disparaître, jusqu'à ce que des chefs religieux décident de réintégrer la musique dans les lieux de culte, afin de favoriser l'union de l'âme avec Dieu. Le chant synagogal semble ainsi naître en Espagne, vers le Ve siècle de notre ère.
2. Genre - Chant synagogal
Dans les synagogues, le chant est confié à un chantre professionnel, le (hazzân. Chaque prière et chacune des fêtes juives comporte son répertoire propre. Les deux chants le plus connus sont assurément le Kol Nidre (ces deux mots signifient en araméen «Tous les vœux»), qui figure au début du service du soir de la veille du Yom Kippur, et le Shema, Israel («Écoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu...»), la prière fondamentale de la religion juive, que le croyant doit "lire" deux fois par jour.
3. Forme
À la fin du Ve siècle après J.-C., les massorètes (docteurs juifs) élaborent un système de notation, les te'amîm ("accents"), répondant aux exigences de leurs chants psalmodiques. Plus précisément, ces te'amîm sont des formules mnémotechniques appropriées aux accents de la cantilation biblique, qui se chante sur des modes traditionnels. Parallèlement à la transmission orale qui l'a perpétué, le répertoire du chant synagogal s'est, dès le XVIe siècle, enrichi de l'apport de compositeurs.
4. Esthétique
La musique traditionnelle synagogale est avant tout d'essence émotionnelle. Elle ne possède ni théorie, ni système musical propre, ni formes particulières. Le chant y est envisagé en tant que don de Dieu, que partage spirituel. La mélod […]
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