3. Les rouleaux décorés
On ignore quand commença sa collaboration avec Tawaraya Sōtatsu. Il semble que celui-ci ait épousé une cousine du célèbre calligraphe. Il possédait un atelier de peinture (machi-e) où l'on fabriquait surtout des éventails. Dès 1605, il avait collaboré avec Suminokura Koan pour lequel il tailla des bois destinés à illustrer un ouvrage imprimé.
Il fit le même travail pour certains rouleaux calligraphiés par Kōetsu mais passa bientôt à la peinture en or et en argent travaillant en symbiose avec le calligraphe qui y transcrivit des poèmes de l'époque Heian (waka). Le rythme soigneusement étudié du décor et de l'écriture révèle un accord très intime entre les deux artistes, sans que l'on puisse déterminer qui dirigeait l'autre. Le rouleau des Biches du musée d'Atami porte des poèmes du Shin Kokin shū (xiiie s.) et révèle une compréhension profonde de la littérature ancienne, mais le traitement du décor est profondément moderne. Il en est de même pour le rouleau orné de fleurs de lotus auquel Kōetsu pourrait avoir ajouté quelques fleurs, mais il avouait lui-même être moins habile en peinture qu'en calligraphie.
De nombreuses œuvres sont attribuées aux deux artistes, dont certaines sont probablement dues à leurs descendants.
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