2. Le village de Takagamine
En 1614, Kōetsu fut présenté par Sumi-no-kura à Ieyasu, qui lui accorda l'autorisation de s'établir avec quelques amis à Takagamine, dans les collines au nord de Kyōto. On a souvent parlé de Takagamine comme d'un village d'artisans qu'aurait dirigés Kōetsu. Tout récemment, une étude du professeur Hayashiya Tatsusaburo, fondée sur l'ancien plan du village où sont portés les noms de ses habitants, a émis l'hypothèse qu'il s'agissait plutôt d'une réunion des membres des grandes familles marchandes de la ville qui, parvenus à l'âge de la retraite, s'étaient réunis pour se livrer à leurs dévotions en toute tranquillité. On sait que Kōetsu, qui venait de perdre sa mère, fervente adepte de la secte de Nichiren, passa les six premières années de son séjour dans ce lieu à faire élever un sanctuaire en mémoire de la défunte et à réciter des sūtra. Il résida dans plusieurs ermitages, le Teikyōan et le Tokūyusai, appellations qu'il utilisa comme noms de pinceau.
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