Kitakyūshū (qui signifie Nord-Kyūshū) compte parmi les principales agglomérations du Japon (993 525 hab. en 2005). Elle résulte du regroupement administratif, en 1963, de cinq villes du nord de la préfecture de Fukuoka : Moji et Kokura, sur le détroit de Shimonoseki ; Tobata, Yaaata et Wakamatsu, sur la baie de Dōkai, à l'ouest du détroit.
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Japon Carte politique du Japon
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Kitakyūshū fut en quelque sorte une Ruhr japonaise, longtemps alimentée par le bassin houiller voisin de Chikuho aujourd'hui fermé. Dès 1926, cet ensemble produisait près de 80 p. 100 de la fonte et les deux tiers de l'acier japonais. En 1960, ces proportions étaient respectivement d'un tiers (premier rang au Japon) et d'un quart (troisième rang, après les zones industrielles de Hanshin [Ōsaka-Kōbe] et de Keihin [Tōkyō-Yokohama]). Des cinq villes constituant cette conurbation (et qui sont devenues depuis 1963 les cinq arrondissements de la nouvelle cité), seule Kokura est un vieux centre historique. Toutes les autres sont des villes de l'ère industrielle, et notamment Yawata, siège de la plus ancienne entreprise sidérurgique du Japon , tandis que Wakamatsu est le plus grand port artificiel d'Asie (115 millions de tonnes de trafic en 2007). Kitakyūshū est reliée à l'île de Honshū par deux tunnels sous le détroit de Shimonoseki et par un pont suspendu.
Au début du xxie siècle, la ville a diversifié son économie dans l’automobile, les semi-conducteurs et les industries liées à l’environnement. Autour du Kitakyushu Science and Research Park se sont implantées des entreprises de haute technologie qui se consacrent particulièrement à la robotique.
Pierre TROLLIET
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