Le 31 août 1991, l'indépendance est proclamée dans cette république soviétique majoritairement musulmane sunnite. Le 12 octobre, le réformateur Askar Akaïev, seul candidat, est élu président du Kirghizstan, pour cinq ans, avec 95% des voix. Membre de l'Académie des sciences, il est partisan d'une évolution en douceur vers le libéralisme et opposé à tout fanatisme religieux. Il suspend les activités du Parti communiste. Le 21 décembre, à Alma-Ata (Kazakhstan), le Kirghizstan entérine la disparition de l'U.R.S.S. et adhère à la Communauté des États indépendants (C.E.I.) créée le 8 à Minsk (Biélorussie).
Le 30 janvier 1992, le pays est admis à la C.S.C.E. et le 2 mars à l'O.N.U. En 1992, le Kirghizstan, la plus pauvre des républiques d'Asie centrale, est très éprouvé par les difficultés liées à la rupture du système d'échanges avec l'ex-U.R.S.S., ce qui accroît les tensions provoquées par le passage progressif à l'économie de marché, entrepris dès l'indépendance. La production continue de décliner et l'inflation et le chômage de s'accroître. Les prix de détail sont presque totalement libérés, un programme de privatisations est mis en œuvre, une banque centrale créée […]
