Homme d'État japonais. Issu d'une famille d'officiers de Chōshū, Kido Takayoshi fut disciple de Yoshida Shōin. Actif dans le gouvernement seigneurial, il fit partie des réformistes qui contribuèrent à faire évoluer la politique de leur fief de la xénophobie agressive vers la guerre civile contre le bakufu. Plus à l'aise dans les questions administratives que dans les affaires militaires, il fut l'un des artisans de l'alliance de Chōshū avec Satsuma dans la lutte contre le shōgun. Après la proclamation du « retour à l'ancienne monarchie », le 3 janvier 1868, il entra dans le collège inférieur de l'exécutif du nouveau gouvernement impérial. Il fut l'un des rédacteurs du serment en cinq articles prêté, le 6 avril 1868, par le futur empereur Meiji et dans lequel étaient énoncés les premiers principes du régime naissant : élargissement de la participation politique, appel aux bonnes volontés et à l'union, ouverture à la culture et aux techniques étrangères. Après la fin de la guerre civile, Kido sut imposer aux daimyō l'abolition des fiefs. De 1871 à 1873, il accompagna la première ambassade de Meiji aux États-Unis et en Europe. De retour au Japon, il prit parti en faveur d'Ōkubo, dans la querelle qui opposait celui-ci à Saigō. Par la suite, il s'employa à tempérer le pouvoir centralisateur qu'instaurait Ōkubo. Il présida notamment la première assemblée des fonctionnaires départementaux et s'efforça de permettre à chaque région de conserver sa spécificité après la disparition des anciens fiefs. Kido mourut pendant la guerre de Satsuma, cette guerre qu'il avait tenté vainement d'empêcher.
Paul AKAMATSU
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