Biochimiste britannique né le 24 mars 1917 à Oxford et mort le 23 août 1997 à Cambridge, sir John Cowdery Kendrew effectue des études de chimie à l'université de Cambridge puis, pendant la Seconde Guerre mondiale, travaille dans un centre de recherche du ministère de la guerre à la mise au point du radar. Après la guerre, il revient à Cambridge, où il rencontre Max Ferdinand Perutz, qui deviendra un très proche collègue. Kendrew obtient son doctorat en 1949. Il s'intéresse à la détermination cristallographique des structures des protéines et va entreprendre l'étude de la myoglobine. Cette protéine relativement petite est constituée par 1 200 atomes autres que l'hydrogène alors que l'hémoglobine, que va étudier Perutz, en comporte 6 000. La structure de la myoglobine devrait en principe pouvoir être résolue par les méthodes existantes, mais les clichés de rayons X obtenus se révèlent impossibles à interpréter jusqu'à la découverte de Perutz : l'incorporation dans la molécule d'atomes lourds (mercure, argent) qui, en modifiant les taches de diffractions, permettent d'atteindre la structure tridimensionnelle de la protéine. Grâce à cette technique et à l'emploi du potentiel informatique de l'université de Cambridge, Kendrew peut, en 1958, présenter la structure de la myoglobine. Kendrew a joué un grand rôle en faveur du développement de la biologie moléculaire en raison des fonctions importantes qu'il a occupées dans le domaine de l'administration de la science. Il fut le fondateur, en 1975, du Laboratoire européen de biologie moléculaire à Heidelberg qu'il a dirigé jusqu'en 1982, et, en 1959, de l'important Journal of Molecular Biology, dont il a assuré la direction jusqu'en 1987. Il a reçu conjointement avec Perutz le prix Nobel de chimie en 1962 et a été anobli en 1974.
Photographie
Max Perutz et John Kendrew Les biochimistes britanniques Max Perutz (d'origine autrichienne), à gauche, et John Kendrew ont partagé le prix Nobel de chimie, en 1962, pour leurs travaux sur les hémoprotéines.
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Georges BRAM
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