Le Kazakhstan étant le pays d'Asie centrale dont l'économie est la plus intégrée au système financier international, il subit directement en 2009 les effets négatifs de la crise mondiale. Afin de pallier ces graves difficultés, le gouvernement dévalue la monnaie nationale, le tengué, au début du mois de février ; selon les médias kazakhs, les prix grimpent immédiatement de 20 p. 100. En mars, le président Noursoultan Nazarbaïev demande l'accélération du plan de relance adopté par le gouvernement en octobre 2008. Ce programme, qui doit s'étaler sur deux ans, met l'accent sur le soutien au secteur financier, y compris à la restructuration de l'activité hypothécaire, et donne la plus haute priorité au secteur de la construction. À la fin du mois d'août, l'ancien P.-D.G. d'Alyans Bank, accusé d'avoir détourné 1,1 milliard de dollars, est arrêté ; en février déjà, l'ancien responsable d'une autre banque importante avait fui le pays afin d'éviter des poursuites similaires. Certains observateurs politiques suggèrent des connexions entre les actions entreprises contre les banquiers et la crise financière.
Par ailleurs, le gouvernement se prépare à prendre la présidence tournante de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (O.S.C.E.) en 2010. Le Kazakhstan sera le premier État membre de la Communauté des États indépendants – et le premier pays asiatique – à occuper ce poste. Malgré la promesse du Kazakhstan d'honorer pleinement les engagements pris envers l'O.S.C.E., des questions s'élèvent au cours de l'année sur certaines décisions des autorités kazakhes. En juin, le représentant de l'O.S.C.E. pour la liberté des médias demande ainsi à Noursoultan Nazarbaïev d'opposer son veto à un projet de loi qui restreindrait la liberté sur Internet (et limiterait également celle des médias) en allongeant la liste des motifs de suspension ou de fermeture de tout média. Malgré les protestations et les recommandations l'enjoignant de réviser le texte à l'aune des normes internationales, le président Nazarbaïev signe cette loi. Un sondage publié par un groupe international visant à établir la liberté religieuse pour tous (Forum 18) révèle que le Kazakhstan continue d'enfreindre ses engagements en matière de droits de l'homme, en imposant des restrictions légales à la liberté de croyance, d'expression et d'association.
Le 3 septembre, Evgueni Zhovtis, éminent défenseur des droits de l'homme reconnu coupable d'homicide involontaire à la suite d'un accident de la route survenu en juillet, est condamné à quatre ans de détention. La sentence provoque un tollé au sein des organisations nationales et internationales luttant pour les droits de l'homme, l'ancien responsable de la police routière kazakhe admettant lui-même que la peine est trop sévère.
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