Cousin d'Otto von Stülpnagel, Karl Heinrich von Stülpnagel fait une carrière militaire obscure jusqu'en 1938 où il est promu quartier-maître général et devient l'adjoint du général Halder à l'état-major de l'armée allemande. À ce poste, il commence à nourrir des sentiments antinazis. Pendant la campagne de France, il commande le 2e corps d'armée, puis est nommé président de la Commission d'armistice franco-allemande à Wiesbaden. En 1941, contre l'U.R.S.S., il commande une armée et se bat jusqu'en novembre 1942. Il remplace alors son cousin Otto au commandement des troupes d'occupation allemandes en France. Dans le courant de 1943, il entre dans la conjuration organisée par les militaires contre Hitler. Lors de l'attentat du 20 juillet 1944, son rôle à Paris est déterminant. Croyant à la mort de Hitler et au succès du putsch, il fait arrêter tout l'état-major SS dans la capitale française, dont le général SS Karl Oberg, et fait mettre sous les verrous plus de 1 200 SS et tous les chefs de la Gestapo. Mais Hitler n'est pas mort. Le 21 juillet, Stülpnagel reçoit l'ordre de se rendre à Berlin pour s'y expliquer sur son attitude. Ce rappel équivaut à un arrêt de mort. Il p […]
