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REISZ KAREL (1926-2002)

D'origine tchécoslovaque, Reisz appartient à la génération des Lindsay Anderson et des Tony Richardson qui secouèrent un cinéma anglais quelque peu endormi. Il participa au mouvement dit du Free Cinema. Après We Are the Lambeth Boys (1958), documentaire remarqué pour son souci d'objectivité et d'attention aux jeunes interrogés, il sort en 1960 son premier long-métrage de fiction. Œuvre curieuse d'un vérisme amer et cruel, Samedi soir et dimanche matin (Saturday Night and Sunday Morning, 1960) est inspiré d'un roman populiste d'Alan Sillitoe ; ce récit d'un week-end dans un milieu ouvrier révélait une vigueur autant qu'un tempérament d'auteur. Morgan (1965), le chef-d'œuvre de Reisz à ce jour, confirme cette impression tout en élargissant l'éventail des possibilités de l'auteur. Dans ce cocktail particulièrement explosif où Marx et King Kong se mêlent à l'amour fou des surréalistes, il donne le pas à l'imagination sur le regard critique, à la fantaisie la plus farfelue sur l'analyse clinique. Après une biographie très conventionnelle d'Isadora Duncan (1968) — mais il est vrai que le film fut mutilé par ses distributeurs —, Reisz a une production inégale. Quoique moins personnels, Le Flambeur (The Gambler, 1974) et Les Guerriers de l'enfer (Who'll Stop the Rain ?, 1978) sont plus attachants que La Maîtresse du lieutenant français (The French Lieutenant's Woman, 1981)La Maîtresse du lieutenant français, de K. Reisz, 1981, d'après le roman de John Fowles, et sur un scénario d'Harold Pinter. C'est cette fois Arthur Miller qui écrit le scénario de Chacun sa chance (Everybody wins, 1989), brillant portrait d'une jeune femme.

La Maîtresse du lieutenant français, de K. Reisz, 1981 Photographie

La Maîtresse du lieutenant français, de K. Reisz, 1981 Meryl Streep et Jeremy Irons dans «La Maîtresse du lieutenant français», de Karel Reisz (1981).

Crédits: 1981 Juniper Films/ Collection privée Consulter

Jacques LOURCELLES

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ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Cinéma

Écrit par :  N.T. BINH

Dans le chapitre "La tradition du réalisme social"  : …  des années 1950, un groupe de jeunes critiques va se révolter contre un cinéma qui se sclérose. *Il en résulte le mouvement décisif du Free Cinema, avec des courts-métrages signés Lindsay Anderson, Karel Reisz ou Tony Richardson. Stimulés par l'action parallèle des « jeunes gens en colère », auteurs rebelles qui secouent le monde du… Lire la suite

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La Maîtresse du lieutenant français, de K. Reisz, 1981

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