Occupant près de 72 % de la superficie du territoire du Turkménistan, le Kara-Koum (« sables noirs ») est le plus étendu des déserts vrais de l'Asie centrale.
Le nord du Kara-Koum est occupé par le plateau Trans-Oungouz, au sous-sol formé de sédiments gréseux que les vents du Quaternaire ont façonnés en désert pierreux (hamada), accumulant dans les dépressions les argiles craquelées par la sécheresse (takyr). Ce plateau se termine au sud par un escarpement de côte à regard méridional, au pied duquel un chapelet de nappes lacustres salées signale un ancien cours de l'Amou-Daria conduisant alors vers la Caspienne.
Le sable, qui occupe les rares intervalles séparant les hamadas dans le plateau Trans-Oungouz, revêt d'un manteau uniforme toute la région comprise entre l'ancien cours de l'Amou-Daria et le piémont du Kopet-Dag au sud. Presque toujours, ces sables sont façonnés en dunes fossiles, fixées par une végétation ligneuse, entre lesquelles se logent des dépressions occupées par des eaux saumâtres, les chor. Les sables libres ne couvrent de vastes espaces que dans l'extrême sud du Kara-Koum, où, soulevés par des vents violents, ils restent fort mobiles et m […]
