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KAPITZA (P.)

Physicien, membre correspondant de l'Académie des sciences de l'U.R.S.S. à partir de 1929, membre titulaire à partir de 1939, Piotr Leonidovitch Kapitza est né le 9 juillet 1894, à Kronstadt, d'un père ingénieur et d'une mère femme de lettres et pédagogue. Après des études au collège technique de Kronstadt (1912), Kapitza entre à l'Institut polytechnique de Saint-Pétersbourg (Leningrad). Il y travaille jusqu'en 1918 sous la direction de A. Ioffé, un des fondateurs de l'École soviétique de physique, après avoir combattu au front pendant la Première Guerre mondiale. 

En 1921, Kapitza est envoyé en mission scientifique auprès de Ernest Rutherford pour des recherches sur le magnétisme au laboratoire de Cavendish de l'université de Cambridge dont il devient le directeur adjoint de 1924 à 1932. De retour en U.R.S.S. (1934), il prend la direction de l'Institut des problèmes physiques de l'Académie des sciences de l'U.R.S.S. qu'il conservera jusqu'à sa mort. Ce centre de recherches, fondé à son initiative à Moscou, compte parmi les plus importants du pays. Kapitza alliait les qualités d'un organisateur à celle d'un savant. Au tout début de ses activités au laboratoire de Ioffé, il invente déjà un procédé de fabrication de fils de quartz très fins, d'une épaisseur inférieure à un micromètre. En 1920, il conçoit avec Nikolaï Semionov, qui recevra lui aussi le prix Nobel et sera membre de l'Académie des sciences de l'U.R.S.S., une méthode de détermination du moment magnétique de l'atome, fondée sur l'interaction atome-champ magnétique. En 1923, au laboratoire de Cavendish, Kapitza place, pour la première fois, la chambre de Wilson dans un champ magnétique intense et observe les courbures des traces de particules alpha. En 1924, il propose une nouvelle méthode de création de champs magnétiques « superpuissants » fonctionnant en régime pulsé et fabrique une installation permettant d'obtenir des champs de 300 000 gauss. Plus tard, à Moscou, il atteindra 500 000 gauss. En 1928, il  […]

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KAPITSA (P. L.)

Écrit par :  Agnès LECOURTOIS

Physicien russe né à Cronstadt, connu pour ses recherches sur le magnétisme et la physique des basses températures, qui devaient notamment le conduire à la découverte de la superfluidité de l'hélium II. Après des études à l'Institut polytechnique de Petrograd (Saint-Pétersbourg), où il est lecteur jusqu'en 1921, Petr Leonidovitch Kapitsa se rend… Lire la suite
ÉLECTRO-AIMANTS

Écrit par :  Jean-Pierre CHABRERIEAlain MAILFERT

Dans le chapitre "Champs magnétiques très intenses"  : …  en un temps très court, des batteries de condensateurs dans une bobine de constitution spéciale* (méthode de Kapitza). La limite atteinte par ce procédé est de 2 . 108 ampères par mètre pendant un temps de l'ordre de 1 microseconde. Les efforts électromagnétiques qui prennent naissance dans ces expériences sont tels qu'ils peuvent… Lire la suite
SUPERFLUIDITÉ

Écrit par :  Sébastien BALIBAR

Dans le chapitre "Découverte de la superfluidité dans l'hélium 4"  : …  ne peut donc se former sur les parois ; l'évaporation a lieu exclusivement à la surface libre. *Enfin, en 1937, P. Kapitza, observant l'écoulement de l'hélium II sans frottement apparent entre deux disques polis pressés l'un contre l'autre, affirma que la viscosité est non mesurable, au moins mille fois inférieure à celle de l'hélium I, et… Lire la suite

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