2. Population et économie
Le Kalahari est surtout peuplé d'Africains de langue bantoue et de Bochimans de langue khoisan, mais compte aussi une minorité d'Européens.
• Peuples de langue bantoue
Les peuples de langue bantoue (Tswana, Kgalagadi et Herero) sont arrivés relativement tard dans le désert du Kalahari. À la fin du xviiie siècle, les Tswana quittèrent l'ouest du bassin du Limpopo pour se diriger vers le nord et l'est du Kalahari. Les Kgalagadi migrèrent quant à eux vers le nord et l'ouest, atteignant ainsi le sud et l'ouest du Kalahari. Les Herero, menacés d'extermination par les colons allemands dans le territoire du Sud-Ouest africain (Namibie), se réfugièrent à l'est, vers l'ouest et le nord du Kalahari au début du xxe siècle.
Dans les zones reculées du Kalahari, les Bantous qui ne travaillent pas dans l'extraction minière ou les autres secteurs industriels vivent dans des villages de 200 à 5 000 âmes. Les habitations demeurent pour la plupart traditionnelles : huttes en terre séchée et au toit de chaume, comportant une pièce unique. La présence d'eau potable conditionne l'emplacement des foyers de peuplement, toujours situés à proximité d'un puits ou d'un forage.
Les bovins, base de l'économie, paissent aux abords des villages, ou, parfois, dans un rayon de 80 kilomètres à la ronde. À l'exception du district de Ghanzi au Botswana (où l'élevage est essentiellement pratiqué dans de grandes exploitations privées, appartenant souvent à des Africains), les pâturages appartiennent à l'État, et leur utilisation est réglementée par les autorités locales. Les puits et les forages sont détenus par les autorités locales, des associations de propriétaires de bétail ou des particuliers. Les pâturages permanents ne se trouvent qu'à l'abord de ces points d'eau. Durant les étés très arrosés, les pasteurs peuvent cependant amener leur troupeau dans des pâturages plus éloignés, où des mares temporaires se formen […]
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