Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

JULIEN L'APOSTAT (331-363)

Page précédente Page suivante

3.  Le règne de Julien et la réaction païenne

Julien affirma s'inspirer d'Auguste, de Trajan et de Marc Aurèle ; il voulait apparaître comme un prince humain et simple et non plus comme un despote isolé par une étiquette rigide. Les fonctionnaires corrompus ou inutiles furent éliminés, la police politique affaiblie ; les impôts furent allégés et les cités retrouvèrent leurs biens confisqués. Ce retour au passé était plus apparent que réel ; Julien ne changea pas les institutions constantiniennes et il est douteux que l'État romain eût pu supporter longtemps un allégement fiscal important, vu les nécessités militaires. De plus, Julien se considérait comme un personnage divin, issu du dieu Soleil, gouvernant sous l'inspiration des dieux : ces conceptions théocratiques étaient incompatibles avec la restauration d'un principat libéral. Il apporta tous ses soins à son œuvre religieuse. Depuis qu'il avait usurpé son titre, il se déclarait ouvertement païen. D'abord, il proclama la tolérance religieuse pour tous, ce qui permit aux évêques orthodoxes, exilés par l'arien Constance, de rentrer dans leurs cités. Il restitua leurs biens et privilèges aux temples et aux cultes païens et il supprima les privilèges des clercs chrétiens. Il adapta au paganisme des institutions spécifiquement chrétiennes : dans chaque province, il nomma un grand prêtre, sorte d'archevêque païen, qui recevait de l'empereur, grand pontife, des sortes d'encycliques. On devait installer dans les temples des ambons d'où seraient donnés des sermons commentant les textes sacrés païens. Julien voulait aussi instituer des maisons de vierges sacrées, des organismes de bienfaisance auprès des sanctuaires ; une manière de catéchisme païen fut rédigé. Le but de l'empereur était clair : il s'agissait de donner au paganisme la force que son unité, son universalité, son organisation donnaient au christianisme. C'était reconnaître l'impossibilité d'une restauration pure et simple de l'ancienne religion. 

L'attachement de Julien à la vieille  […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« JULIEN L'APOSTAT (331-363) » est également traité dans :

VIE DE L'EMPEREUR JULIEN - (repères chronologiques)

Écrit par :  Antony HOSTEIN

Naissance de Julien à Constantinople. Il est issu du remariage de Jules Constance, demi-frère de Constantin. Constantin meurt le 22 mai : aucun des cinq césars associés au pouvoir n'ose s'imposer. Le 9 septembre, les fils de Constantin (Constantin II, Constance II et Constant Ier) font massacrer la branche de la famille issue de… Lire la suite
CONSTANCE II (317-361) empereur romain (337-361)

Écrit par :  Joël SCHMIDT

… *Né en Illyrie, Constance a été proclamé césar en 323. En 332, à quinze ans, il est nommé gouverneur des Gaules et prend le titre de Gothicus Maximus ; enfin en 335, deux ans avant la mort de son père Constantin le Grand, il reçoit en partage le gouvernement des diocèses d'Asie et d'Orient. Il préside les funérailles de son père à Constantinople. Il… Lire la suite
DONATISME

Écrit par :  Hervé LEGRAND

Dans le chapitre "L'enracinement (321-373)"  : …  et économique, voire politique, lui apportant, au moins de fait, sa caution religieuse. La répression de l'empereur Constant est très énergique. Il envoie Donat lui-même en exil, où il meurt en 355. Mais en 361, à leur requête, *Julien l'Apostat rétablit les dissidents dans tous leurs droits. Le donatisme échappe ainsi au déclin qui le menaçait… Lire la suite
GAULE

Écrit par :  Jean-Paul DEMOULEJean-Jacques HATT

Dans le chapitre "Les guerres civiles en Gaule"  : …  ravagea la Germanie inférieure et mit à sac les villes de Bonn et de Cologne. La même année, *Julien fut nommé César par Constance II et chargé de la Gaule. Il rétablit la situation en quatre campagnes. Celle de 357 fut marquée par la bataille de Strasbourg, que livra l'armée romaine à un contre trois, à l'ouest de la ville, entre les… Lire la suite
MAXIME D'ÉPHÈSE (mort en 370)

Écrit par :  Richard GOULET

… *Philosophe néo-platonicien du ive siècle, élève d'Aedesius, lui-même disciple de Jamblique. Parallèlement à son travail de philosophie scolaire (Simplicius mentionne un Commentaire sur les Catégories d'Aristote qu'il aurait écrit). Maxime était très versé dans la théurgie et la magie pratiquées dans l'école de Jamblique… Lire la suite
PROHIBITION DES CULTES PAÏENS

Écrit par :  Jean-Urbain COMBY

  *En 313, l'édit de Milan de l'empereur Constantin avait accordé la liberté de culte à tous les habitants de l'Empire. Au fur et à mesure que le christianisme devient majoritaire dans les villes, la législation devient de plus en plus défavorable aux anciennes religions dont les tenants sont qualifiés de païens (paganiLire la suite
ROME ET EMPIRE ROMAIN - L'Antiquité tardive

Écrit par :  Yann LE BOHECPaul PETIT

Dans le chapitre "Constance, premier empereur byzantin, et Julien dit l'Apostat"  : …  (interventions de l'État en matière religieuse) sans parvenir à définir un credo accepté de tous. *Julien, son successeur, le dernier empereur de la famille constantinienne, élevé loin de la cour et destiné à être clerc, s'éprit pourtant des lettres helléniques et apostasia secrètement vers 351, sous l'influence de mystiques et de thaumaturges néo… Lire la suite

Afficher la liste complète (7 références)

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Julien l'Apostat, IVe siècle après J.-C.

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média