Écrivain équatorien, l'un des maîtres de la prose espagnole au xixe siècle. Juan Montalvo embrassa la carrière diplomatique et fit son premier voyage en Europe en 1857 (Italie, Paris où il rencontra Lamartine, pauvre et oublié, à qui il offrit l'hospitalité de son pays). Il rentra dans sa patrie en 1860, mais l'arrivée au pouvoir du président García Moreno l'année suivante le retint cloîtré volontairement dans sa province jusqu'à la chute du dictateur en 1865 ; il milita dans le parti libéral jusqu'à la reprise en main du pouvoir par García Moreno (1869). Montalvo repart alors pour Paris, d'où le chasse la guerre franco-allemande. Il séjourne au Panamá, au Pérou et en Colombie jusqu'à la mort de García Moreno (1875). Le retour de Montalvo à la lutte politique l'opposa au général Veintemilla, qu'il combattit à nouveau du Panamá, par ses Catilinarias (1879-1882 ; rééditées à Paris en 1925, avec un prologue d'un autre grand exilé politique, Miguel de Unamuno). À Paris, où il séjourna de 1881 à sa mort, il publia Les Sept Traités (Los Siete Tratados, imprimés à Besançon en 1883) ; un huitième traité, La Geometría moral, devait […]
