Après avoir effectué ses débuts dans la comédie musicale à Broadway et à Philadelphie, Joséphine Baker participe à une tournée en France des Black Birds (1925) : c'est la Revue nègre présentée au théâtre des Champs-Élysées, et dont les décors et l'affiche sont signés par Paul Colin. Pratiquement nue (ses reins sont entourés d'une corolle de bananes), Joséphine Baker danse sur des rythmes encore inconnus (charleston en particulier) et utilise son corps comme jamais on ne l'a fait jusque-là sur une scène française ; ses contorsions, le galbe de son corps, sa science du geste font merveille. Le succès et le scandale sont tels que, malgré les protestations des bien-pensants (certains critiques l'accusent de déshonorer le music-hall français !), ils suffisaient à imposer auprès du public le personnage de Joséphine Baker.
Elle va alors se produire un peu partout à Paris, dans diverses revues, et commence, en 1927, à chanter ; sa petite voix de soprano et son accent américain la distinguent des autres chanteuses de charme exotique de l'entre-deux-guerres. Des chansons comme La Petite Tonkinoise(paroles de Henri Christiné, musique de Vincent Scotto), vieux succè […]
