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VIEN JOSEPH-MARIE (1716-1809)

Le cas de Vien est l'un de ceux qui illustrent le mieux les ambiguïtés du mouvement que l'on appelle néo-classique. Vien appartient presque à la même génération que Carle van Loo, Boucher et Natoire ; sa longévité lui permettra d'être, en 1789, à la mort de Pierre, le dernier titulaire du poste de premier peintre du roi, et, avant d'être honoré par Napoléon qui le fera sénateur et comte d'Empire, de se poser, sous la Révolution, comme celui qui avait « restauré le vrai goût et la nature dans les arts », le prédécesseur et le maître de David.

Formé à Paris chez Natoire, Vien fit ensuite un long séjour à Rome, d'où il ne revint qu'en 1750. De l'enseignement de Natoire, il retient le sens du dessin élégant, de l'arabesque décorative ; à Rome, il semble s'être surtout appliqué à étudier Annibal Carrache et les Bolonais. L'Ermite endormi du Louvre (1750), par son jeu de diagonales et son souci d'un traitement véridique des accessoires — livres, paniers, sandales — n'annonce en rien un retour au goût antique, mais plutôt un renouveau du réalisme. Il suffira que ce réalisme prenne comme thèmes des objets de reconstitution archéologique pour que Vien fasse peu à peu figur […]

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DAVID JACQUES LOUIS (1748-1825)

Auteur :  Barthélémy JOBERT

Dans le chapitre "Paris et Rome : la naissance d'un peintre" : …  neveu voulait être peintre. Mais Boucher se jugea trop vieux et il leur recommanda Joseph-Marie *Vien, dont le style sévère et épuré, « à l'antique », commençait à s'imposer. Son atelier était réputé, et devait être l'un des principaux foyers du néoclassicisme français, alors naissant. David y entra en 1766, travaillant en même temps, comme c'… Lire la suite
NÉO-CLASSICISME, arts

Auteurs :  Mario PRAZDaniel RABREAU

Dans le chapitre "Piranèse et l'influence d'Herculanum" : …  , avec le lit à l'antique et le rideau, qui devint un lieu commun de la peinture néo-classique, et *Joseph Marie Vien, Mengs, Jean François Pierre Peyron traitèrent des épisodes tirés de l'histoire grecque et romaine) mais dans la manière de représenter les personnages comme des statues et d'étaler la couleur en surfaces unies de façon à suggérer… Lire la suite
LE SERMENT DES HORACES (J.-L. David)

Auteur :  Barthélémy JOBERT

de l'esthétique élégante, héritée de François Boucher, qu'il avait jusque-là pratiquée. *Il se tourna au contraire vers les principes rigoureux de sujet, de composition et de coloris qui, à partir des années 1760, s'imposent chez les peintres désireux de revenir aux sources du « grand goût » classique, celui que pratiquait déjà son maître, Jospeh-… Lire la suite

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