2. La résolution algébrique des équations
L'année 1771 voit paraître deux mémoires fondamentaux dans l'histoire de l'algèbre, le Mémoire sur la résolution des équations d'Alexandre Vandermonde et le mémoire de Lagrange déjà cité ci-dessus. Si le travail de Vandermonde va parfois plus loin que celui de son contemporain, il est souvent obscur, alors que la clarté de formulation et d'analyse du mémoire de Lagrange en fait un texte capital qui allait inspirer les recherches d'Abel et de Galois.
Lagrange inaugure une méthode critique cherchant à comprendre et à dégager ce qu'il appelle la « métaphysique », et qu'on appellerait la structure, de la résolution des équations par radicaux. À partir d'une étude du troisième et du quatrième degré, il est en mesure d'expliquer les raisons des succès obtenus dans ces deux cas et les échecs rencontrés dans le cas général. Indiquons les principales étapes de son analyse, Soit :





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