Après avoir fait ses études chez les frères de la Doctrine chrétienne et enseigné dans leurs collèges, ayant eu peut-être pour élève Maine de Biran et pour collègue Laromiguière, Lakanal est élu à la Convention en 1792 comme député de l'Ariège. Il siège sur les bancs de la Montagne, préside le comité d'Instruction publique, protégeant du vandalisme le Jardin des Plantes, faisant adopter le télégraphe de Chappe, posant les principes de la propriété littéraire. Ses rapports, notamment ses projets de décret pour l'établissement de l'instruction publique et sur la fondation des écoles normales, retiennent l'attention. Il y développe les idées chères aux idéologues sur l'enseignement : l'analyse seule, déclare-t-il, est capable de recréer l'entendement et la diffusion de sa méthode détruira l'inégalité des lumières. Sur sa proposition, la Convention décrète le 18 novembre 1794 la fondation de 24 000 écoles primaires, puis le 25 février 1795, la création des écoles centrales. Sous l'Empire, il enseigne à l'école centrale de la rue Saint-Antoine, devient économe du lycée Bonaparte et en 1809 inspecteur des poids et mesures ; il prépare une édition des œuvres de Rousseau et rédige un tr […]
