Romancier brésilien, né dans l'État de Paraiba (Nord-Est), Lins do Rego fut un défenseur du régionalisme dans des essais et des ouvrages de critique, dont ses romans sont une illustration. Ceux-ci ont pour cadre le Nord-Est sucrier et couvrent une période qui va du déclin de la société patriarcale (forgée depuis le début de la colonisation portugaise) jusqu'aux premières décennies de ce siècle. L'auteur, se souvenant de son enfance dans la propriété de son grand-père et des histoires qu'on lui racontait alors, devient à son tour « conteur d'histoires », mélangeant, dans un style vivant, réalité et fiction, tel un « mémorialiste-fabulateur ». Sous l'influence de Gilberto Freyre, dont il fut l'ami, ses romans représentent une transposition de l'œuvre du sociologue dans le domaine de la création littéraire.
On distingue dans l'œuvre de Lins do Rego deux cycles et une production indépendante. Le « cycle de la canne à sucre » tout d'abord, dans lequel il retrace l'évolution parallèle d'un fils de seigneur et d'un descendant d'esclave : Fils de planteur (Menino de Engenho, 1932), Doidinho (1933), Bangüê (1934), Richard, le petit Noir […]
