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FRANZEN JONATHAN (1959- )

L'œuvre du romancier et essayiste américain Jonathan Franzen constitue une véritable plongée dans l'Amérique contemporaine et a été rapidement saluée par la critique.

Né le 17 août 1959 à Western Springs, quartier résidentiel de Chicago, d'un père ingénieur civil et d'une mère au foyer, Jonathan Franzen grandit à Webster Groves, dans la banlieue de Saint Louis, puis fréquente le Swarthmore College, non loin de Philadelphie. Après avoir passé une licence en 1981, il obtient une bourse Fulbright pour étudier la littérature allemande à la Freie Universität de Berlin. De retour aux États-Unis, il s'attelle à son premier roman. Il travaille le week-end comme assistant de recherche à l'université Harvard, où il surveille l'activité sismique à travers le monde.

Franzen situe l'action de son premier livre, The Twenty-seventh City (1988, La Vingt-Septième Ville), dans un Saint Louis fictif, une cité anti-utopique peuplée en majorité d'émigrés asiatiques et où la police recourt à la violence pour intimider les opposants politiques de son chef, avide de pouvoir. Dans Strong Motion (1992), son deuxième roman, situé cette fois-ci à Boston, il s'inspire de son expérience professionnelle : un sismologue de Harvard découvre qu'un lien existe entre des tremblements de terre inexpliqués et le rejet de déchets chimiques.

Franzen travaille pendant huit ans à l'ouvrage suivant, The Corrections (2001, Les Corrections), une évocation sans fard des États-Unis d'avant les attentats du 11 septembre qui brosse le portrait d'une famille de cinq personnes affligée par des mariages brisés, des relations familiales tendues et des carrières ratées. Ce roman, largement soutenu par la critique, remporte le National Book Award en 2001.

Á la suite de la mort de ses parents et de l'échec de son mariage, Franzen rédige une série d'essais pour le magazine The New Yorker. Ces treize articles, publiés sous le titre How to Be Alone (2002, la traduction française, Pourquoi s'en faire ?, contient un article supplémentaire, « Mr Difficult », paru dans le New Yorker en septembre 2002), couvrent des sujets aussi divers que la maladie d'Alzheimer dont souffrait son père et des réflexions de l'auteur sur le conformisme et l'intimité. Franzen publie enfin ses Mémoires, The Discomfort Zone (2006, La Zone d'inconfort) ainsi qu'une traduction de L'Éveil du printemps du dramaturge allemand Frank Wedekind.

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« FRANZEN JONATHAN (1959- ) » est également traité dans :

LES CORRECTIONS (J. Franzen)

Écrit par :  Pierre-Yves PÉTILLON

En septembre 2001, durant la pire semaine qu'a connue l'Amérique, Jonathan Franzen a réussi l'exploit de faire la une des quotidiens américains, ou du moins de la partager : « C'était, commente-t-il, Ben Laden et moi. » Il venait de décliner l'invitation que lui avait faite la très populaire Winfrey Oprah de venir parler de son dernier roman dans… Lire la suite

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