Né à Haïti, élevé en France, le peintre américain Audubon fut l'élève de David à Paris, en 1795-1796, vers la même époque que son compatriote John Vanderlyn. Mais, à la différence de celui-ci, il ne souscrit pas durablement à l'esthétique néo-classique. De retour aux États-Unis en 1807, il se consacre à l'histoire naturelle, peignant quelques peintures à l'huile et surtout d'innombrables aquarelles d'après les oiseaux exotiques d'Amérique (Natural History Museum, New York). Ces précieux documents zoologiques ne sont pas moins remarquables par leur qualité décorative et par le sentiment du mystère, de la « force vitale » contenue dans la flore et la faune sauvages
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Photographie
Oiseau Anhinga-Anhinga, J. J. Audubon John James Audubon, «Oiseau Anhinga-Anhinga», in «The Birds of America», Londres, 1827-1838. Aquatinte coloriée par Robert Havell le Jeune d'après un dessin de J. J. Audubon. Musée national d'histoire naturelle, Paris.
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Audubon recueillit cette encyclopédie lyrique dans des suites de planches en couleurs (Birds of America
, 1827-1828 ; Quadrupeds of America, 1845-1848). Son mélange d'objectivité scientifique et de passion pour la nature l'apparente aux grands savants de l'ère romantique, et Cuvier salua dans son œuvre « le plus magnifique monument que l'art ait encore élevé à la science ».
Photographie
Birds of America (Les Oiseaux d'Amérique), J. J. Audubon John James Aubudon, Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus), in Birds of America (Les Oiseaux d'Amérique), 1827-1838. Aquatinte coloriée par Robert Havell le Jeune d'après un dessin de J.J. Aubudon. British Library, Londres.
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Pierre GEORGEL
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