Le physicien américain John Archibald Wheeler, né le 9 juillet 1911 à Jacksonville en Floride, est connu pour ses importantes contributions à la physique nucléaire et à la relativité générale.
Fils aîné d'un bibliothécaire, John Archibald Wheeler soutient sa thèse de doctorat à l'université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland) en 1932. Après quelques mois à l'université de New York où il étudie avec Gregory Breit (1899-1981) la matérialisation de deux photons en un électron et un positron, il passe un an à Copenhague dans le groupe de Niels Bohr, puis est nommé professeur à Princeton. Lorsque Bohr rejoint les États-Unis en 1939, il confie à Wheeler que les physiciens allemands sont parvenus à provoquer la fission de noyaux d'uranium ; Bohr et Wheeler réunissent alors leurs efforts et donnent les premiers éléments d'une théorie de la fission nucléaire. Représentant le noyau comme une goutte de liquide, ils envisagent que, à la suite du choc d'un neutron, sa fission soit provoquée par les vibrations et les déformations qui s'ensuivent jusqu'à la rupture en plusieurs fragments.
En 1941, Wheeler rejoint le projet Manhattan de construction de l'arme nucléaire américaine. Contrairement à la plupart de ses collègues engagés dans cette recherche militaire de façon exceptionnelle, il continue après la guerre à travailler dans ce domaine tout en développant sa recherche académique. Il contribue en particulier au développement de la bombe H. C'est dans ce contexte qu'il commet une faute qui lui vaudra une réprimande officielle du président Eisenhower. En janvier 1953, il prend le train de nuit pour assister à une réunion à Washington et – en violation de toutes les règles de sécurité – emporte avec lui un rapport secret contenant des informations confidentielles sur la nécessité d'inclure du lithium 6 dans la charge nucléaire des bombes H et sur la façon de le produire. Le document disparaît pendant le sommeil de Wheeler et ne sera jamais retrouvé ! Dans l'autobiographie Geons, Black Holes and Quantum Foam, […]
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