Inconnu au-delà du cercle limité des experts, le nom de Johan Jørgen Holst apparut à la fin de l'été de 1993 dans les médias, qui, pris au dépourvu, découvrirent en lui le principal artisan de la réussite du processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens de l'O.L.P., qui conduisit aux accords de Washington. Quelques mois plus tard, malheureusement, ils devaient annoncer le décès de ce ministre norvégien, spécialiste compétent des questions de défense et de relations internationales, qui était passé avec tant de succès et de manière si personnelle du domaine de l'analyse théorique à celui des applications politiques les plus ardues.
Né à Oslo le 29 novembre 1937, Holst avait commencé par faire des études de russe à l'école de langues de l'armée (1958). Il se spécialisa alors en science politique et, les années suivantes, il séjourna tantôt aux États-Unis, tantôt en Norvège : université Columbia de New York (1960), Centre de recherches sur la défense d'Oslo (F.F.I., de 1960 à 1962), Centre d'affaires internationales de Harvard (1962-1963), à nouveau le F.F.I. (1963-1967), Hudson Institute de New York dirigé par Herman Kahn (1967-1969). Fort de cette formation qui […]
