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JOCHO (mort en 1057)

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3.  L'école de la Septième rue

Jusque-là pris en charge par l'État, les monastères le sont désormais par les familles aristocrates qui commanditent leurs propres artistes. La demande toujours croissante d'images, due à l'extension des établissements religieux, ne peut être satisfaite que par l'organisation de praticiens, travaillant dans l'atelier et sous les ordres d'un maître sculpteur. Ainsi, l'Amida du pavillon du Phénix est exécuté par Jōchō dans son atelier de Kyōto et livré ensuite au Byōdō-in. Ces ateliers privés, qui finiront par fusionner en corporations de sculpteurs (bussho), préexistaient au temps de Jōchō, mais ils ne se développent vraiment qu'avec la rationalisation et la systématisation de la technique yosegi (par pièces assemblées), à laquelle le nom de Jōchō est lié. Cette méthode, peu pratiquée avant Jōchō, va se substituer à la formule ichiboku qui veut que la statue soit d'une seule pièce de bois, ce qui ne permet pas la division du travail que demande toute collaboration. Le principe du yosegi, selon lequel les différentes parties de l'œuvre sont sculptées séparément puis assemblées, exige par contre une collaboration poussée, et l'on prête à Jōchō l'art d'avoir su organiser son atelier en définissant avec précision la tâche de chacun, en vue d'un résultat homogène. La pratique du travail en commun perfectionnera la technique yosegi, qui restera prééminente après le milieu du xie siècle et préparera l'essor de la sculpture sur bois du xiiie siècle.

La position éminente de Jōchō passe à son fils Kakujō ( ?-1077), puis à son petit-fils Raijo (1054-1119), qui travailleront, semble-t-il, plus à Nara qu'à Kyōto. Cette lignée s'appellera plus tard l'école de la Septième rue (Shichijō bussho) ; à la fin du xiie siècle, le grand sculpteur Unkei ( ?-1223) en sortira. Mais Injo ( ?-1108), autre fils de Kakujō, et Inchō, fils d'Injo, prendront leur indépendance, tout comme Chōsei (1010-1091), élève de Jōchō, qui fondera avec son fils Ensei ( ?-1134) l'école de la Troisième rue (Sanjō bussho), moins importante que la précédente.

L'école de Jōchō représente donc le principal courant de sculpture bouddhique de la période Fujiwara, sans que ses successeurs, toutefois, atteignent jamais à la hauteur de son génie.

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Écrit par :  François BERTHIERFrançois CHASLINNicolas FIÉVÉChantal KOZYREFFHervé LE GOFFFrançoise LEVAILLANTDaisy LION-GOLDSCHMIDTMadeleine PAUL-DAVID Universalis

Dans le chapitre "Époque Heian (794-1185)"  : …  décoré, le sanctuaire abrite une statue d'Amida en bois laqué et doré, œuvre du maître* Jōchō et exemple classique d'une technique nouvelle de sculpture par pièces assemblées (yosegi) qui permit à l'artiste de se faire aider par ses élèves et favorisa la constitution de nombreux ateliers. Sur les parois et les vantaux des portes, des… Lire la suite

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