4. Le C.I.O., une organisation à l'échelle mondiale
Bien peu, lors de la prise de fonctions de l'Espagnol Juan Antonio Samaranch, qui succédait en juillet 1980 en tant que président du C.I.O. à l'Irlandais Michael Killanin, titulaire du poste depuis 1972, pensaient que les jeux Olympiques avaient encore un avenir. D'autant que le premier choc de Moscou, en 1980, fut suivi d'un second cataclysme avec l'absence d'une grande partie des pays de l'Est aux Jeux de Los Angeles en 1984. Une sorte de réponse du berger à la bergère. Pourtant, ce sont ces Jeux qui marquèrent le renouveau du C.I.O. en métamorphosant son image de petit club fermé en celle d'une organisation de dimension internationale. Lorsque le Belge Jacques Rogge succède à Juan Antonio Samaranch, le 16 juillet 2001, le C.I.O. est devenu une entreprise gérée comme une multinationale et un pôle d'influence diplomatique et financier incontournable.
Naguère encore, le Comité international olympique s'appuyait sur quelques bonnes volontés. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Ayant quitté les hauteurs de Lausanne pour les bords du lac et le château de Vidy, avec une extension en 1986, le C.I.O. est passé par deux phases qui stimulèrent son développement. La première fut marquée par la Française Monique Berlioux, ancienne championne de natation, qui donna à l'institution des structures mieux adaptées. Cette femme énergique, entrée au service du C.I.O. en 1967, a réorganisé complètement le travail d'un effectif permanent, de manière à répondre à l'évolution constante du phénomène olympique. C'est en 1985, lors de la quatre-vingt-dixième session, à Berlin-Est, que Monique Berlioux, en désaccord avec Juan Antonio Samaranch, passa la main au profit d'un Suisse, Me François Carrard. En 2003, son compatriote Urs Lacotte lui succéda en tant que directeur général du C.I.O. L'administration du C.I.O. est placée sous la responsabilité de ce dernier, qui, sous l'autorité du président Rogge, en assure le fonctionnement avec l'assistance d'u […]
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