5. Les jeux d'échange
Les jeux d'échange sont le plus souvent réservés aux enfants. Leur fonctionnement exige d'échanger une carte contre une autre, sachant qu'il y a en jeu une ou plusieurs cartes défavorables. Une fois les échanges terminés, le joueur qui a hérité la carte défavorable est considéré comme perdant. Les autres joueurs reprennent le jeu. La « mauvaise » carte circule au gré des échanges. Lorsque le jeu s'arrête – question de temps, d'humeur ou de calcul – celui à qui est échue la brebis galeuse perd. On peut voir qu'il y a, à ces jeux, un perdant et pas de gagnant. L'antique coucou et quelques autres jeux appréciés des enfants, plus que des adultes, pour leurs ressources d'animation font partie de ce groupe moins diversifié que les autres.
Le pouilleux et le mistigri sont des exemples classiques. Le coucou, qui n'use en France que de cartes normales, s'est doté en Italie de cartes spéciales à partir du xviiie siècle. De là, le jeu et ses cartes ont émigré vers l'Autriche et la Bavière d'une part (Hexenspiel/Vogelspiel), vers les pays scandinaves d'autre part (gnav au Danemark, kille en Suède, hypp en Norvège, etc.).
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