2. Les jeux de capture
Les Italiens, avec la scopa, connaissent un autre principe d'accumulation : ici, seul le paramètre hiérarchique est mis à contribution. Quelques cartes disposées sur le tapis ne peuvent être levées qu'en les associant à une carte de même valeur – les sommes sont permises. Le but est aussi de capturer le plus de cartes, et celui qui a la chance de « nettoyer » le tapis (scopa signifie « balai ») gagne des points supplémentaires. Le premier à avoir joué toutes ses cartes clôt la partie. Nombre de cartes et quantité de points s'additionnent ici pour désigner le vainqueur.
Les jeux de capture sont nettement moins répandus. En Europe, ils ne sont représentés aujourd'hui qu'en Italie, où la scopa/scopone fait figure de jeu national, et en Espagne (escoba). On les trouve aussi en Russie (konchinka), en Turquie (pishti) et dans les Balkans (pastra grecque) ainsi qu'au Proche-Orient (basra) ou en Afrique du Nord. On les connaissait en France sous l'Ancien Régime (culbas, papillon).
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