Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

MOLÉCULAIRES JETS & FAISCEAUX

Page précédente Page suivante

2.  Production

  Faisceaux moléculaires thermiques (de 0,01 à 0,5 électronvolt)

La première réalisation de faisceau moléculaire a été faite en France par L. Dunoyer en 1911, à partir d'une source thermique. Son dispositif devenu classique comprend essentiellement trois chambres 1, 2, 3 maintenues sous vide et ne communiquant entre elles qu'à travers deux orifices O1 et O2. Un gaz ou une vapeur produite dans un four (par exemple de la vapeur de sodium dans l'expérience de L. Dunoyer) se trouve dans la chambre 1 à l'état de chaos moléculaire. Les molécules s'échappent à travers O1 par effusion thermique et rayonnent dans un angle solide de 2π. La répartition spatiale des flux est alors représentée par des vecteurs reliant O1 aux divers points d'une sphère tangente à l'ouverture O1. Les molécules continuent dans le vide leur parcours rectiligne soit pour rebondir sur les parois de la chambre 2, soit pour traverser la deuxième ouverture O2 et former un faisceau moléculaire bien défini en chambre 3. Ainsi, avec le sodium, Dunoyer avait obtenu sur une plaque froide P un dépôt à profil trapézoïdal déterminé par l'éclairement de la source O1 à travers O2, ce qui montrait bien pour la première fois qu'en l'absence de collisions les molécules se propagent en ligne droite. Les faisceaux moléculaires thermiques ont permis de grands progrès en physique jusque vers les années 1950. Ils sont cependant insuffisants avec leurs énergies cinétiques (proportionnelles à la température absolue du gaz en chambre 1) qui n'atteignent pas 0,05 eV à 300 K et donc 0,5 eV à 3 000 K. De plus, ces faibles énergies ont des dispersions très larges correspondant à des distributions de vitesses maxwelliennes à la température de la source. Enfin, les faibles intensités et densités réalisables dans ces faisceaux classiques ont découragé de nombreux expérimentateurs qui ont recherché de nouveaux types de faisceaux moléculaires.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 8 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« MOLÉCULAIRES JETS & FAISCEAUX » est également traité dans :

HERSCHBACH DUDLEY ROBERT (1932- )

Écrit par :  Georges BRAM

… met au point en dix mois un réacteur « à jets croisés » qui permet d'envoyer l'un contre l'autre un *faisceau de molécules et un faisceau d'atomes, de molécules ou d'ions, à des vitesses très élevées. Des systèmes de détection très perfectionnés permettent de mesurer un grand nombre de facteurs : vitesse des particules (molécules ou atomes)… Lire la suite
LEE YUAN TSEH (1936- )

Écrit par :  Georges BRAM

…  Robert Herschbach à Harvard (Cambridge, Massachusetts) où, en dix mois, ils mettent au point le *réacteur « à jets croisés » qui va leur permettre d'obtenir des résultats fondamentaux en dynamique moléculaire. En 1968, Lee est nommé professeur adjoint dans le département de chimie de l'université de Chicago, professeur associé en 1971 et… Lire la suite
RABI ISIDOR ISAAC (1898-1988)

Écrit par :  Viorel SERGIESCO

… *Physicien américain né à Rymanów en Galicie, Isidor Rabi fait ses études à l'université Columbia. En 1928, il travaille en Allemagne dans le laboratoire d'Otto Stern, où il commence ses études sur les jets atomiques. Professeur à l'université Columbia en 1937, il utilise la méthode de résonance magnétique sur les faisceaux moléculaires pour faire… Lire la suite
STERN OTTO (1888-1969)

Écrit par :  Agnès LECOURTOIS

… *Physicien théoricien, Otto Stern est né le 17 février 1888 à Sorau (aujourd'hui Źory, Haute-Silésie) dans une famille juive prospère de meuniers et commerçants en grains. Il obtient son doctorat de chimie physique à l'université de Breslau (1912). Intéressé par les recherches d'Albert Einstein, il rejoint celui-ci à l'université de Prague et le… Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Dispositif pour des faisceaux d'énergie inférieure à 0,5 eV Dispositif pour des jets faisceaux d'énergie comprise entre 0,01 et 40 eV Dispositif pour des faisceaux d'énergie inférieure à 0,5 eV Faisceaux thermiques et supersoniques Dispositif pour des faisceaux d'énergie inférieure à 0,5 eV Dispositif pour des jets faisceaux d'énergie comprise entre 0,01 et 40 eV Faisceaux thermiques et supersoniques Dispositif pour des jets faisceaux d'énergie comprise entre 0,01 et 40 eV Faisceaux thermiques et supersoniques Dispositif pour des faisceaux d'énergie inférieure à 0,5 eV

Afficher la liste complète (14 médias)

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média