Avocat à Chartres, Jérôme Pétion de Villeneuve est élu député aux états généraux par le tiers état de son bailliage. Bon orateur et, jusqu'à la fin de la Constituante, compagnon inséparable de Robespierre qui appréciait son honnêteté, il fréquente dès cette époque le salon de Mme Roland et il est chargé de négocier avec la légation de Prusse une alliance contre l'Autriche. La fuite du roi met fin aux pourparlers. Élu maire de Paris en succession de Bailly en novembre 1791, il est accusé le mois suivant par le journal de Brissot de tenir des conférences secrètes avec les Tuileries. De février à fin avril 1792, il tente vainement de réconcilier pacifistes (Robespierre) et bellicistes (brissotins) qui s'accusent mutuellement de faire le jeu de la Cour. Lors des discussions sur la déclaration de guerre au « roi de Bohême » en mai et juin 1792, il contribue à accroître la fermentation révolutionnaire dans Paris par ses mesures concernant l'exercice du culte catholique. Il « canalise » la manifestation du 20 juin grâce à la garde nationale. Suspendu de ses fonctions de maire par le département, mais rétabli par la Législative, il fait distribuer des armes au peuple la veill […]
