7. Motets et cantates
Si l'on songe que Rameau a été maître de chapelle pendant la première moitié de sa vie, on est surpris qu'il ait écrit si peu d'œuvres religieuses. Parmi les quelques motets qu'il a laissés, quatre (In convertendo, Deus noster refugium, Quam dilecta, Diligam te) se rattachent à la forme « motet à grand chœur et simphonie », forme à laquelle Michel Richard Delalande a donné le maximum d'éclat. Rameau n'innove point ici et seul le Quam dilecta se hisse au niveau des grandes œuvres. Quant au petit motet Laboravi, c'est une pièce à cinq voix de style fugué avec basse continue, dont le style rappelle celui de l'ancien motet polyphonique.
Les cantates sont des œuvres de jeunesse. Le genre, importé d'Italie avait connu la grande vogue à la fin du xviie siècle et au seuil du xviiie ; il était sur son déclin au temps de Rameau. À une ou deux voix avec accompagnement instrumental, les cantates de Rameau ont plus d'ampleur que leurs devancières et leur style annonce celui de l'opéra. Citons : Les Amants trahis, Aquilon et Orithie, Le Berger fidèle, L'Impatience, La Musette, Orphée, Thétis.
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