Né à Dardilly (Rhône), Jean Marie Vianney fit sa première communion dans le village voisin d'Écully en 1799, au cours d'une messe célébrée clandestinement. Il travaillait la terre avec son père. Il voulait être prêtre. En 1807, il commença de pénibles études chez le curé d'Écully, Charles Balley, un ancien génovéfain de grande valeur et de vertu austère, fortement teinté de jansénisme. En octobre 1809, Jean Marie fut appelé à l'armée. Dirigé vers l'Espagne, il déserta et se cacha aux Noës (Loire), jusqu'à ce que l'engagement de son frère François l'ait dégagé du service militaire. Revenu à Écully en 1811, il fut accepté au séminaire de Verrières, puis à celui de Lyon. Mais ses résultats furent si mauvais qu'on le renvoya en décembre 1813. M. Balley ne se découragea pas, lui fit apprendre la théologie dans le Rituel de Toulon en français et, grâce à son prestige personnel, le fit admettre au sous-diaconat le 2 juillet 1814, au diaconat le 23 juin 1815 et au sacerdoce le 13 août 1815 à Grenoble. Il le garda près de lui pour l'initier au ministère paroissial, jusqu'à sa mort, le 16 décembre 1817. L'abbé Vianney, ne pouvant s'entendre avec aucun autre curé, fut nommé curé d […]
