Né en 1936 à Tiendanite, petit village tribal de la vallée de Hienghène, Jean-Marie Tjibaou reçut une éducation catholique qui devait durablement le marquer. Il fréquenta l'école de la mission de Canala jusqu'en 1947, puis entra au petit séminaire de Païta. Il effectua son noviciat à l'île des Pins et fut ordonné prêtre en 1965 à Hienghène, mais exerça son ministère à la cathédrale de Nouméa.
Entre 1968 et 1970, il séjourna en France où il suivit les cours de l'Institut de sociologie de la faculté catholique de Lyon. En 1970, on le retrouve inscrit en ethnologie à l'École pratique des hautes études à Paris. Son projet de thèse sur les fondements et la portée de l'identité culturelle des Mélanésiens n'aboutira pas sur le plan académique. En revanche, la réflexion qui le sous-tend l'amène, à son retour en Nouvelle-Calédonie (1972), à abandonner la prêtrise pour jouer un rôle actif dans les affaires culturelles du Territoire. Fonctionnaire du Service de l'éducation de base, il fait la promotion de 1'« Association féminine pour un souriant village mélanésien ». On lui doit la conception et, partiellement, l'organisation du festival Melanesia 2000 de septembre 1975 qui permit, […]
