Homme à l'ancienne, qui décidait vite, entre amis, Jean-Marc Vernes a quitté la scène politico-financière le 4 avril 1996, dans sa soixante-quatorzième année. Ainsi que le décrit Roger Prain, qui lui a succédé à la tête de la banque qui porte toujours son nom, « il aimait à rendre service ». Il le prouvera avec Robert Hersant, au côté duquel il s'engagera à fond, et avec Raul Gardini, dont il préservera la famille après le suicide de ce dernier.
Vrai « personnage », diversement apprécié, Jean-Marc Vernes s'interdisait de critiquer ses amis, qui l'ont souvent beaucoup sollicité. Avec un certain panache que même ses détracteurs lui reconnaissaient, il disait « je sais perdre ». Considéré comme le « banquier du R.P.R. », il incarnera pendant plus de quinze ans, depuis le début des années 1980, l'establishment d'opposition aux socialistes.
Intuitif, fonctionnant aux sentiments et à l'instinct, mais homme de parole, Jean-Marc Vernes a exercé son flair vis-à-vis du monde des affaires comme un chasseur. Il a été de toutes les batailles boursières, les bonnes comme les moins bonnes.
Entré le 2 novembre 1945, après sa démobilisation, chez MM. Vernes & Cie […]
