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LE CLERC JEAN (1587 env.-1633)

Peintre et graveur lorrain, Jean Le Clerc (on écrit aussi Leclerc) passa l'essentiel de sa carrière en Italie, à Rome de 1616 ou 1617 à 1619, puis à Venise de 1619 à 1622. À Rome, il évolue, comme Guy François ou le mystérieux pensionante del Saraceni, dans le sillage de Carlo Saraceni, qui est alors le plus brillant des caravagesques de Rome. Il devient son disciple et son collaborateur, l'accompagnant à Venise en 1619. Le seul tableau qu'on puisse assigner avec quelque certitude à la période romaine de Le Clerc est le Concert de la pinacothèque de Munich. Les opinions varient en ce qui concerne le Reniement de saint Pierre (galerie Corsini, Florence) donné tantôt à Le Clerc, tantôt à Saraceni. L'activité du Lorrain est mieux connue à Venise : il y acheva les peintures que Saraceni, mort en 1620, n'avait pas terminées, notamment au palais ducal (Le Doge Enrico Dandolo incitant les chevaliers à la croisade) ; il termine également une Annonciation à Feltre (église Santa Giustina). Le Naufrage (villa Contarini à Piazzola sul Brenta) est attribué alternativement au maître et au disciple. La facture nerveuse, les attitudes compliquées, les vêtements aux plis agités semblent confirmer la seconde hypothèse. Leurs deux manières restent, quoi qu'il en soit, très proches et leurs œuvres difficiles à distinguer. En 1622, Le Clerc revient à Nancy. Le Martyre de saint Sébastien (1631, église Saint-Sébastien de Nancy), la Prédication de saint François Xavier, à Saint-Nicolas (1632), l'Extase de saint François, à Bouxière-les-Dames, contribuent à diffuser en Lorraine une forme de caravagisme issue de Saraceni mais qui ne saurait expliquer, comme on l'avait avancé, celui de Georges de La Tour.

Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE

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LA TOUR GEORGES DE (1593-1652)

Écrit par :  Robert FOHR

Dans le chapitre "Entre maniérisme et caravagisme"  : …  est conservée à Nancy depuis les années 1610), et au va-et-vient des gens. N'oublions pas que Jean *Leclerc, élève de Saraceni et adepte lui aussi du luminisme, est de retour à Nancy en 1620 ; or les affinités ne manquent pas entre ses œuvres et celles de La Tour. Quant à Paris, redevenu à cette époque un grand foyer de création, il serait étonnant… Lire la suite

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