Chimiste français, né et mort à Paris. Voué à l'état ecclésiastique, Jean Hellot a la révélation de la chimie en découvrant des notes dans les papiers de son aïeul, le docteur Hellot. Ses études le mettent en relation avec le savant Claude-Joseph Geoffroy. Il devient même son parent en 1729. Reçu à l'Académie des sciences dès 1735, il devient plus tard membre de l'Académie royale de Londres. En plus de ses fonctions d'essayeur en chef à la Monnaie, il s'intéresse aussi à la teinture des étoffes. En 1740, il a le titre d'inspecteur général des Teintureries du royaume. Ses travaux de chimie donnent lieu à de nombreuses publications, notamment sur la nature du zinc, la préparation du phosphore, de l'éther, des encres sympathiques. Il s'applique à réformer le système des poids et mesures ainsi que celui de l'exploitation des mines. À ce propos, il enrichit de remarques le Traité de la fonte des mines et des fonderies (publié en allemand par Schlutter, Paris, 1750-1753). Il entre à la manufacture de porcelaine de Vincennes en 1751, où il est chargé de réunir, de manière scientifique et profitable pour ses collaborateurs, les procédés souvent empiriques des pâtes, couvertes, […]
