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GIRAUDEAU JEAN (1916-1995)

Représentant majeur de la grande école de chant française du milieu du xxe siècle, Jean Giraudeau a tenu les principaux rôles de ténor lyrique à l'Opéra-Comique et au palais Garnier pendant une vingtaine d'années.

Il voit le jour le 1er juillet 1916 à Toulon ; ses parents sont tous deux professeurs au conservatoire de cette ville. Il y fait ses études musicales et remporte des premiers prix de chant, d'opéra et de violoncelle (1941). Ses professeurs de chant sont Amadéo de Sabata et Renée Sabran. Parallèlement, il mène à son terme une licence en droit et occupe un poste d'organiste dans une église locale. Il débute à l'opéra en 1942 dans Mignon d'Ambroise Thomas, à Montpellier. Il chante rapidement sur les principales scènes de province, participe à la création de Martine de Henri Rabaud à l'Opéra de Strasbourg en 1947. La même année, il fait ses débuts parisiens à l'Opéra-Comique dans Les Pêcheurs de perles de Bizet (Nadir). Treize jours plus tard, il incarne Tamino dans La Flûte enchantée de Mozart au palais Garnier. Sa carrière est alors étroitement liée à celle des deux scènes nationales françaises. Il y chantera plus de cent quinze rôles et participera à de nombreuses créations (notamment à la première française des Dialogues des carmélites de Francis Poulenc, en 1957). Grâce à ses qualités de musicien et à son sens du déchiffrage, il est engagé régulièrement à la radio, où sont exhumés, le temps d'une soirée, de nombreux ouvrages alors oubliés : Zaïde de Mozart (1951), Daphné de Richard Strauss (1953), Le Joueur (1954) et L'Ange de feu (1964) de Serge Prokofiev. Hors de France, il se produit notamment à Bruxelles, Genève, Londres (reprise des Troyens de Berlioz en 1952), Naples et Moscou (Lenski d'Eugène Onéguine de Tchaïkovski au Bolchoï). Il devient l'un des habitués du festival d'Aix-en-Provence. À l'Opéra de Nice, il participe aux premières françaises de Katerina Ismaïlova (1964) de Dmitri Chostakovitch et de De la maison des morts (1966) de Leoš Janáček. Au concert, il donne les pre […]

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