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GABIN JEAN (1904-1976)

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2.  Le patriarche

La guerre de 1939-1945 marque la première mort de Jean Gabin. Émigré aux États-Unis en 1941, il s'engage dans les Forces françaises libres et prend part aux combats. Mais, la paix revenue, il a du mal à retrouver sa place dans les studios français. Dans ces années d'échec (marquées malgré tout par son interprétation dans Le Plaisir, de Max Ophüls, 1952) se façonne le nouveau Gabin qui désormais gérera sa carrière avec prudence. Le succès revient avec Touchez pas au grisbi de Jacques Becker (1953). Pendant vingt ans, une longue continuité de films traditionnels va permettre à Jean Gabin de garder sa popularité et de poursuivre une carrière sans heurts. Quelques œuvres et quelques rôles à remarquer toutefois : French-Cancan (J. Renoir, 1955), La Traversée de Paris et En cas de malheur (C. Autant-Lara, 1956-1958)), Les Misérables (J. P. Le Chanois, 1958), Un singe en hiver (H. Verneuil ; 1962), Le Chat (P. Granier-Defferre, 1971), L'Affaire Dominici (C. Bernard-Aubert, 1973). Gabin se compose ainsi, à la ville comme à l'écran, un personnage typiquement français, qui incarne, pour le meilleur et pour le pire, les vertus de la race. Dans la France de l'industrialisation, de l'expansion, il devient une sorte de « Parrain » (Mélodie en sous-sol, H. Verneuil, 1963, Le Clan des Siciliens, id., 1969) ou de « patriarche » (Le Président, H. Verneuil, 1960) du cinéma français, dont on redoute les explosions colériques mais dont on respecte l'intégrité professionnelle, et dont on reconnaît que, sous une forme ou sous une autre, son talent et son mythe ont irrigué quarante années de cinéma français. « Jean Gabin/ Toujours le même jamais pareil/ Toujours Jean Gabin/ Toujours quelqu'un » (J. Prévert).

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… Gilles Grangier va atteindre le sommet de sa carrière en tournant durant la même décennie sept films* avec Jean Gabin, dont La Vierge du Rhin (1953), Gas-Oil (1955), également avec Jeanne Moreau, Le Sang à la tête (1956), qui marque sa première rencontre avec Michel Audiard. De cette excellente adaptation du roman de… Lire la suite
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… presque) sûr, auront été masculines : Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Gérard Depardieu succèdent à *Jean Gabin, Isabelle Adjani étant l'exception à la règle. Circonscrit dans le temps, le phénomène « star » l'est aussi relativement dans l'espace. On hésite à appliquer ce qualificatif aux vedettes du cinéma japonais, malgré la célébrité mondiale de… Lire la suite

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Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Pépé le Moko, J. Duvivier La Bête humaine, de J. Renoir, 1938 Jean Gabin

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