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COTTEREAU JEAN, dit JEAN CHOUAN (1757-1794)

Héros de la chouannerie, Jean Cottereau avait hérité son surnom de son père Pierre, sabotier et probablement faux saunier, se servant du cri de la chouette pour se faire reconnaître de ses complices.

Il pratiquait le faux saunage avec ses frères François et René. En 1780, il fut poursuivi pour avoir d'abord rossé un nommé Marchois qu'il soupçonnait de l'avoir vendu aux gabelous, puis pour avoir tué à force de coups un agent de la gabelle. Il disparut à cette époque, peut-être engagé au régiment de Turenne sous un faux nom. Arrêté en 1785, il passe plusieurs années en prison. En 1792, à Saint-Ouen-des-Prés, non loin de Laval, il ameute les paysans lors d'une tentative d'enrôlement de volontaires, bouscule les gendarmes et constitue une bande qui va s'installer dans les bois de Misedon, pour combattre les ennemis de Dieu et du roi.

Il joue un rôle actif dans la contre-révolution, favorise l'émigration. Sa tête étant mise à prix, il tente en vain, en mars 1793, de gagner l'Angleterre. En octobre 1793, il rejoint l'armée des Vendéens à Laval et participe aux combats jusqu'à la sanglante défaite du Mans, le 12 décembre 1793.

Il se replie alors dans sa forêt de Misedon, où il continue la lutte sur un terrain qui lui est plus favorable que celui d'une bataille rangée. Mais le ravitaillement est difficile dans un pays sillonné par les troupes républicaines. En juillet 1794, il est reconnu dans une ferme ; poursuivi, il attire sur lui le feu des républicains pour permettre à sa belle-sœur, enceinte, de s'échapper. Grièvement blessé, il parvient à regagner la forêt mais meurt de ses blessures ; sa tombe n'a pas été retrouvée.

La famille de Jean Chouan connut un sort aussi tragique, au service de Dieu et du roi : un de ses frères mourut à la guerre, un autre fut guillotiné, ainsi que ses deux sœurs. Seul survécut René, qui reçut des Bourbons une pension de 400 francs et mourut en 1846, laissant une postérité.

Jean DÉRENS

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CHOUANNERIE

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

…  des incidents graves qui se sont produits en août 1792, avec la participation de groupes de ruraux.* C'est notamment le cas à Saint-Ouen-des-Toits, en Mayenne, où se distingue alors la petite bande armée d'un contrebandier, un temps poursuivi par la justice royale et passé depuis la Révolution dans l'opposition antirévolutionnaire. Ce contrebandier… Lire la suite

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