Bien qu'il soit né à Paris, ce défenseur opiniâtre du roman noir et de la littérature populaire revendique des origines occitanes. Son père, chef de gare et peintre amateur, va lui inculquer dès l'enfance le goût de la peinture. Il obtient un D.E.A. en histoire de l'art, puis il devient animateur culturel (1972-1980) au lycée d'Ivry, où il croise deux futurs romanciers, Tonino Benacquista et Maurice G. Dantec. Devenu professeur de dessin puis concepteur graphiste, il publie un peu par hasard son premier roman Spinoza encule Hegel (1983), écrit en 1977. À cette époque, lassé d'avoir toujours à raconter à ses élèves « les événements de Mai-68 », il décide d'en faire un récit ironique dans lequel diverses fractions de la gauche et de l'extrême gauche s'affrontent dans un décor futuriste à la Mad Max. Cette première publication, qui connaîtra une suite onze ans plus tard (À sec, 1998), l'incite à poursuivre une œuvre insolite et anticonformiste. Il dit d'ailleurs à ce propos ne pas se considérer comme un écrivain mais plutôt comme un auteur, ce qui l'autorise « à laisser cette impression d'inachevé » dans ses textes. Pour lui, écrire doit être une joie, un plaisir, […]
