Fils d'un entrepreneur de bâtiments lyonnais, Rondelet vient étudier, en 1763, l'architecture à Paris chez J. F. Blondel. Dessinateur dans l'agence de Soufflot (1770), Rondelet participe à la construction de l'église Sainte-Geneviève, l'actuel Panthéon, dont les hardiesses techniques défraient la chronique de l'époque. Véritable technicien du bâtiment, esprit scientifique, Rondelet défend les conceptions de Soufflot et se fait vite connaître comme l'un des meilleurs constructeurs de son temps. Après l'interruption des travaux de Sainte-Geneviève, à la mort de Soufflot (1780), il effectue un voyage de deux ans en Italie, comme pensionnaire du roi (1783-1785), afin d'approfondir sa connaissance des Antiques. De retour à Paris, il est nommé directeur des travaux du futur Panthéon, qu'il achèvera. Professeur à l'École des beaux-arts dans la chaire de stéréotomie, inspecteur général et membre du Conseil des bâtiments civils, pendant l'Empire, Rondelet est élu membre de l'Institut en 1815. Son Traité de l'art de bâtir (1802) le place parmi les plus importants théoriciens de la construction, aux côtés de son confrère J. R. Perronet : leur science de la maçonnerie et de la stéréotomie leur permit d'inventer d'audacieuses méthodes de construction qui ouvrirent la voie à l'utilisation de matériaux nouveaux.
Daniel RABREAU
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