Oratorien, évêque de Clermont et grand prédicateur dès la fin du xviie siècle, Jean-Baptiste Massillon, né à Hyères, fit ses études à Marseille dans une des premières et des plus importantes maisons de l'Oratoire ; en 1681, il entra comme novice dans cette congrégation à Aix-en-Provence, puis alla étudier la théologie à Arles. Ne se croyant pas fait pour la prédication, il demanda à enseigner les belles-lettres et devint professeur à Pézenas, puis à Montbrison, à Vienne et à Lyon. Il semble qu'il ait hésité longtemps sur sa vocation ecclésiastique, car, entré à l'Oratoire à dix-huit ans, il ne fut ordonné prêtre qu'à près de trente ans. D'autre part, même après avoir connu le succès avec ses deux premières Oraisons funèbres, celle de M. de Villars, archevêque de Vienne, en 1691, et celle de M. de Villeroy, archevêque de Lyon, en 1693, il se retira au monastère cistercien de Sept-Fons en Bourbonnais et resta tourmenté sur sa voie pendant un certain nombre d'années. Il fallut les instances du cardinal de Noailles et du père de La Tour, supérieur de l'Oratoire, auprès de l'abbé de Sept-Fons pour le faire sortir du couvent. En 1696, il vint à Paris comme […]
