3. Les développements au XVIIIe et au XIXe siècle
La plupart des pays ont créé soit au niveau étatique (gouvernemental), soit par l'intermédiaire d'institutions de statuts très divers, de multiples jardins botaniques complétés de serres et d'orangeries afin d'exposer les végétaux exotiques rapportés lors de missions d'exploration.
Si l'on excepte certaines implantations tentées par des missionnaires ou par des comptoirs, en particulier en Amérique du Nord et aux Indes, les premiers jardins botaniques structurés sont apparus en 1684 au Japon, en 1728 en Amérique du Nord (Philadelphie, fondé par J. Bartram). Le Français A. Michaux installe en 1787, à Charleston (Caroline du Sud), un jardin que l'on dénommerait aujourd'hui « station d'essai ». Cette même année est fondé le jardin botanique de Calcutta.
Mais, dans la seconde moitié du xviiie siècle, le Jardin des Pamplemousses, à l'île Maurice (« île de France »), créé vers 1740, devient un centre exceptionnel d'échanges de végétaux tropicaux entre l'Asie et l'Amérique.
En France, il n'est pas rare que les « Écoles centrales », organisées par le Directoire pour chaque département, possèdent un petit jardin botanique. S'il ne subsiste que peu de traces de ceux-ci, la plupart des grandes villes sont pourvues aujourd'hui d'un jardin botanique, municipal ou lié à une initiative universitaire ou muséologique ; beaucoup d'entre eux incluent des collections originales, telles les serres d'Auteuil à Paris.
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