2. Arts traditionnels
• Architecture et jardins
L'architecture préhistorique et protohistorique
Dès le Néolithique inférieur, période de culture caractérisée par la chasse, la cueillette et la pêche, apparaissent les habitations semi-enterrées (tate.ana), au sol en terre battue creusé de 60 à 90 centimètres de profondeur, de forme ronde, ovale ou, plus tardivement, carrée. Une charpente centrale sommaire – une ou quatre poutres que supportent deux ou quatre poteaux – reçoit des chevrons dont la partie inférieure repose directement sur la terre. L'ensemble, couvert de chaume, a la forme d'une tente. Cet habitat s'est perpétué : on en retrouve aujourd'hui encore des variations sous forme de cabanes de chasseurs et de bûcherons dans le Chūgoku ou le Hokuriku. Au cours du Néolithique ou époque Jōmon (8000 env.-iiie siècle av. J.-C.), l'habitat semi-enterré suit un développement parallèle à l'essor de l'agriculture et de la sédentarisation, pour atteindre un point culminant au cours du Jōmon moyen. Le site de Mihara (préfecture de Gumma, fouilles en 1980) présente une organisation en cercle de trois cent quarante et une maisons autour d'une esplanade à ciel ouvert ; celui de Nishida (préfecture d'Iwate, fouilles en 1981) montre un espace central, fait de trous utilisés pour les inhumations, autour duquel sont organisés un premier cercle d'édifices non creusés, dont les traces de poteaux enfoncés dans le sol indiquent un plan rectangulaire (ou hexagonal allongé), puis des demeures semi-enterrées (rondes et ovales) et, enfin, un cercle de trous aménagés pour le stockage.
Les vagues d'immigrations continentales au Chalcolithique inférieur et moyen (Chalcolithique ou époque Yayoi, iiie siècle av. J.-C.- env. iiie siècle apr. J.-C.) permettent d'importants progrès technologiques dont les répercussions sur la stratification sociale et sur l'habitat sont immédiates. Si des regroupements d'habitations semi-enterrées de type Jōmon se retrouvent fréquemment à l'époque Yayoi, un site comme Etsuji (pr […]
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