3. L'épanouissement des genres
Dans les années 1920-1930 se forment et se développent les genres qui vont être la caractéristique de la production et dont certains survivront jusqu'aujourd'hui. Ils se sont établis parce qu'ils sont la conséquence de toute production cinématographique très industrialisée, et qu'ils traduisent l'attachement du public japonais à des références issues pour la plupart de la littérature et du théâtre. À côté des comédies musicales et des comédies « à non-sens », directement inspirées des modèles américains, apparaît le genre du shomin-geki, consacré à la vie et aux drames du petit peuple, dans lequel Ozu Yazujirō va se révéler très vite un maître majeur (J'ai été diplômé mais... [Daigaku wa deta keredo], 1929 ; Gosses de Tokyo [Umarete wa mita keredo], 1932). S'illustreront également dans cette veine de réalisme populaire des cinéastes comme Shimizu Hiroshi (Jeune Homme à l'Université [Daigaku no wakadanna], 1933), Shimazu Yazujirō (Le Père [Chichi], 1924) et certains auteurs aux intentions politiques plus affirmées, comme Yamanaka Sadao (Humanité et ballons de papier [Ninjo kami-fusen], 1937) à la carrière extrêmement brève, en raison de son décès sur le front chinois en 1938.
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