2. Vie économique
En 1990, la Bourse de Tōkyō, le Kabuto Cho, connaît une chute sans précédent. L'économie japonaise résiste toutefois, faisant preuve d'une remarquable faculté d'adaptation aux difficultés.
Le 30 juillet, Fujitsu, numéro un japonais de l'informatique, annonce l'achat de 80 p. 100 du capital d'I.C.L., principal fabricant britannique d'ordinateurs.
En 1991, la décélération progressive de l'activité, sous l'influence d'une politique monétaire restrictive, fait diminuer le taux de croissance d'un point. Les excès de la spéculation boursière et immobilière rendent nécessaire cette modération de la conjoncture. Un nouveau gonflement du solde extérieur en résulte, traduisant le dynamisme de l'économie japonaise dans un contexte général de marasme économique.
En 1992, le ralentissement économique prend une ampleur inquiétante. Le gouvernement de Kiichi Miyazawa adopte deux plans de relance successifs. De nouveaux scandales politiques freinent la mise en œuvre de ces mesures.
En 1993, le Japon traverse une crise comparable à celle qui avait suivi le premier choc pétrolier, mais plus complexe. La relance par l'investissement n'est plus de mise, le système financier subissant la crise la plus grave depuis trente ans et la demande demeurant déprimée tant sur le marché intérieur que sur les marchés extérieurs. La situation de l'emploi commence à créer, pour la première fois, des inquiétudes.
En 1994, les lenteurs de la reprise et l'instabilité de l'activité mettent à mal les principes sur lesquels était fondée l'économie japonaise. La forte remontée du yen par rapport au dollar compromet le retour de la croissance en l'absence, qui plus est, d'une demande soutenue des ménages. La politique de relance se heurte aux aléas politiques – trois Premiers ministres se succèdent durant l'année.
Le 4 février, en réussissant le lancement de la fusée commerciale entièrement japonaise H-2, Tōkyō acquiert la capacité de placer des satellites sur orbite.
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