3. L'apprentissage de la solitude
Après une dépression qui dura douze ans, il recommence à écrire en 1877 dans le calme de l'île Marguerite. Il publie L'Amour de Toldi (Toldi szerelme, 1879). La jeune génération se détourne de sa poésie qu'elle juge démodée, mais son art n'en atteint pas moins son sommet dans les ballades du recueil Fleurs d'automne (O″szikék) où, de l'obscurité des croyances populaires, jaillissent des images tourmentées.
Ce même recueil comprend des poèmes pleins d'amertume où Arany vieillissant constate avec une résignation ironique son dépaysement dans le monde nouveau :
[…]Croisant des maquignons cossus,
Des paquets de boue j'en reçus.
Pester, pourquoi ?
On s'écarte et l'on se nettoie.
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



